Plan du siteContactS'identifierAccueil
Parti socialiste Groupe Socialiste Région Bretagne

Notes & Arguments

  •  
    Notes & Arguments N°28 - Apprentissage : la Région bâtit une filière d'excellence -
    logo_region_bleu_nouveau.JPG
    Adopté après bien des remous par l’Assemblée nationale en février 2006, le dispositif relatif à « l’apprentissage junior » était censé permettre aux élèves en difficulté, après une année « d’initiative aux métiers », de signer un véritable contrat d’apprentissage dès 15 ans. La mesure fut fraîchement accueillie, tant elle péchait à la fois sur la forme et sur le fond. Sur la forme, on eût apprécié que les Régions, principaux financeurs de l’apprentissage, fussent associées à l’élaboration d’un projet qui, somme toute, les concernait directement. Sur le fond surtout, un tel dispositif remettait en cause la règle intangible de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Il suscita donc l’opposition quasi unanime des Conseils régionaux, qui allèrent parfois jusqu’à refuser sa mise en œuvre. En Bretagne, Michel Morin, vice-président à la formation initiale et professionnelle, souligna à juste titre que, selon lui, « à 15 ans, c’est un peu tôt pour signer un contrat de travail et s’engager dans des métiers difficiles comme le bâtiment ». Et de poursuivre : « Je crains qu’on risque davantage de casser les jeunes que de leur apporter quelque chose de stable dans la durée. » Opinion d’ailleurs corroborée par une majorité de professionnels qui, à l’instar de Michel Chrétien, directeur du CFA de Plérin, déclare ne pas accepter « des jeunes de 14 ans, car nous pensons qu’ils ne sont pas assez mûrs pour faire un choix de métier ». Comme à son habitude, le gouvernement s’entêta, et se trouve aujourd’hui dans une situation relativement humiliante. Qu’il est loin, aujourd’hui, l’ambitieux objectif fixé par Gilles de Robien de 20 000 jeunes entrant en apprentissage junior dès la rentrée 2006 ! Dès le 29 août, Les Echos annonçaient que les Académies tablaient « sur des objectifs réduits, voire nuls, pour l’année ». Prévision confirmée de manière fort abrupte par Le Télégramme dans son édition du 8 septembre : « C’est un flop ! » La Région Bretagne, pour sa part, ne peut que s’en féliciter, elle qui, depuis 2004, s’applique, en dépit de la légèreté du gouvernement sur le sujet, à valoriser cette voie de formation, de manière à en faire une véritable filière d’excellence.
     

    Fichier

  •  
    Notes & Arguments - N° 24 - 24 Août 2006 / La SREF : un pari sur la formation
    L_Vinci.jpg
    L’avènement de cette « société de la connaissance » dont chacun aujourd’hui s’accorde à
    reconnaître les opportunités en matière de développement quantitatif et qualitatif de
    l’emploi – et donc de cohésion sociale – implique sans conteste, de la part des pouvoirs
    publics, un investissement massif dans le domaine de la formation initiale et continue.
    Force est de reconnaître, malheureusement, que l’actuel gouvernement de notre pays ne
    semble guère enclin à s’engager dans cette voie. On ne compte plus, depuis 2002, les
    suppressions de postes d’enseignants dans les établissements scolaires, ce qui se
    traduit entre autres par la disparition d’options ou la multiplication de classes
    surchargées. De même, l’apprentissage junior, en permettant de salarier des
    adolescents de 15 ans, va à l’encontre de l’objectif recherché, tout comme, d’ailleurs, le
    préoccupant désengagement financier de l’Etat en matière de formation continue.

    La Bretagne, dont le développement repose depuis plusieurs décennies déjà sur l’habile
    exploitation de sa matière grise, ne peut évidemment se satisfaire de cette politique
    rétrograde, tellement contraire au modèle auquel aspire une large majorité de ses
    habitants. L’indispensable pari de l’intelligence, la Région, en revanche, est bien
    décidée à le tenir, comme l’atteste l’adoption par notre assemblée, en juin 2006, d’une
    prometteuse Stratégie Régionale Emploi-Formation (SREF).
Powered by diasite