Notes & Arguments N° 44 : Une politique culturelle ancrée dans les territoires -
En novembre 2005, la Région a adopté une nouvelle politique culturelle dont l’objectif prioritaire est de contribuer à inscrire les démarches artistiques au cœur de la Cité, de manière à les rendre plus accessibles à chacun de nos concitoyens. Une approche territoriale, donc, qui s’appuie notamment sur la volonté affirmée d’accompagner la structuration du milieu et de favoriser le développement des industries oeuvrant dans ce domaine. Au-delà, notre institution entend intervenir de manière efficace en faveur de la circulation des artistes et des œuvres, ainsi que faciliter la transmission de la mémoire et de la connaissance. Cette politique, qui fera l’objet d’un bilan d’étape en 2008, a d’ores et déjà porté ses premiers fruits, et l’année 2007 s’annonce en la matière particulièrement prometteuse avec, notamment, la prochaine fondation de deux Etablissements Publics de Coopération Culturelle (EPCC), l’un consacré au secteur du spectacle vivant, l’autre à celui du livre.
Notes & Arguments N° 41 - Production audiovisuelle : La Bretagne dans la cour des grands…
Dans son édition du 29 mars dernier, le quotidien Le Monde soulignait que les aides publiques octroyées par les Régions au secteur du cinéma ont été multipliées par deux entre 2002 et 2006, et concernaient 77 longs métrages l’an dernier, dont beaucoup ne disposent pas de financements de chaînes en clair. La Bretagne s’avère en la matière plutôt bien lotie. Elle a toujours su attirer les plus réputés des cinéastes – de Jean Epstein à Bertrand Tavernier, de Jean Grémillon à Manuel Poirier – et 250 longs métrages environ y ont été tournés à ce jour. Si, actuellement, notre région ne figure pas encore parmi les poids lourds de la création audiovisuelle – contrairement à l’Ile-de-France ou à l’Aquitaine –, elle n’en compte pas moins d’ores et déjà 23 sociétés de production indépendantes, 90 auteurs-réalisateurs, 200 techniciens, 400 comédiens. Elle abrite aussi une dizaine de festivals de cinéma, dont certains ont acquis au fil du temps une renommée internationale, comme celui de Dinard consacré au film britannique. Elle bénéficie enfin d’un maillage serré et équilibré de salles de cinéma – 127 au total, dont 84 classées « Art et Essai », ce qui nous permet d’occuper en la matière une méritoire troisième place parmi les régions de France. Ce sont là des atouts considérables, que le Conseil régional de Bretagne entend encore faire fructifier. Depuis 2004, il mène une politique active de soutien à l’audiovisuel autour de trois principaux axes : l’aide à la création, le soutien à la diffusion, l’éducation à l’image.
Note & Arguments N° 27 - Pour la sauvegarde et la promotion des langues de Bretagne -
C’était l’un des treize chantiers annoncés dans notre programme au printemps 2004, – la
mise en œuvre d’une « véritable politique linguistique » en faveur du breton et du gallo.
Une « première » dans l’histoire de notre pays, assurément, si l’on considère que,
jusqu’alors, les dispositifs de soutien aux langues régionales relevaient le plus souvent
du mouvement associatif. Un choix courageux, surtout, de la part de la Région, étant
donné l’insistance du gouvernement à bloquer toute avancée significative sur ce
dossier. A cet égard, force est de reconnaître que la position de l’Etat n’a guère évolué
depuis deux ans. « Lui si prompt à recommander à ses partenaires étrangers de protéger
leurs cultures minoritaires, écrivait récemment Didier Pillet dans Ouest-France, se
révèle incapable d’y travailler sur son propre sol. » C’est ainsi que Jacques Chirac, en
dépit du courrier demeuré sans réponse que lui adressa à ce propos Jean-Yves Le Drian,
s’oppose toujours à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et
minoritaires, pourtant signée par le gouvernement Jospin. C’est ainsi que, malgré le
soutien financier considérable consenti par la Région pour l’enseignement du breton
et du gallo, les ouvertures d’écoles et de classes bilingues, qui dépendent de l’Etat, « ne
suivent pas ». Libre au groupe UMP de notre institution « de ne pas accepter qu’au nom de
l’identité bretonne, il soit fait systématiquement le procès de l’Etat » – nos concitoyens
ne sont pas dupes… Au demeurant, ces multiples entraves n’entament pas notre volonté
de progresser sur ce dossier, afin que, comme l’a déclaré Jean-Yves Le Drian, « la langue
bretonne devienne la langue du désir »…
Notes & Arguments - N° 15 - 8 décembre 2005 / La nouvelle politique culturelle de la région
Sylvie Robert, vice-présidente chargée de la culture, a présenté, à l’occasion de la session du 24 novembre dernier, les grands axes de la politique culturelle du Conseil régional de Bretagne. Ce fut l’occasion de rappeler que si le législateur n’a nullement attribué aux Régions une compétence centrale dans le domaine de la culture, celui-ci constitue bien un enjeu politique majeur...